Ce
n'est pas un scoop : nos habitudes alimentaires ne cessent d'évoluer.
Depuis plusieurs années, surtout en milieu urbain, elles
ont subi un véritable boulversement...
Qu'il s'agisse de la nature propre de nos aliments, de leur mode de production,
de la composition de nos assiettes ou de notre mode de consommation, tout
a changé. Les causes de ces changements sont multiples : modifications
de nos modes de vie, du rythme de travail, des moyens de production, de
conservation et de distribution etc...
Les femmes sont de plus en plus nombreuses dans la vie active ce qui modifie
également la préparation et l'organisation des repas. Nous allons de plus
en plus souvent au restaurant sans parler du boum de la restauration rapide...
Ces nouvelles habitudes alimentaires touchent les jeunes bien évidemment.
Quelques chiffres :
Les repas complets traditionnels ne représentent pour eux que 53 % des
déjeuners et 40 % des dîners. Dans 40 % des cas, les déjeuners sont pris
dans un restaurant scolaire. Chez les plus grands, la restauration rapide
remporte un franc succés (étonnant, non ?)...
Quoi qu'il en soit, une nette progression de l'obésité est constatée depuis
déjà pas mal de temps : elle est principalement dûe aux préférences alimentaires
des ados qui sont principalement gâteaux, chocolat, frites, pâtes etc...bref,
que des choses saines et légères !
Nous savons également qu'il existe certaines prédispositions à l'obésité
mais ce facteur est difficilement identifiable de par ses interférences
avec le mode de vie et les habitudes alimentaires de la famille.
L'alimentation du bébé est primordiale et elle conditionnera les rondeurs
éventuelles de l'enfant constatées autour de 6 ans. Le lait maternel retarde
leur apparition. Plus ces rondeurs ou "rebonds d'adiposité" sont précoces
et plus le risque potentiel d'être obèse augmente. Ce risque augmente
également s'il est associé par la suite à de mauvaises habitudes alimentaires
telles que grignotage, déséquilibres nutritionnels etc...
Mais ce qui est primordial est la dépense énergétique : par exemple, au
même âge et à taille égale, un sportif risquera beaucoup moins de devenir
obèse qu'un jeune inactif physiquement. Et l'inactivité est souvent dûe,
à ces âges, à la télévision...sans parler du fait qu'elle favorise les
petits grignotages...
L'évolution de l'obésité chez les jeunes, avec les pathologies qu'elle
entraine, est donc une préocupation.
Quelques chiffres...
Taux d'obésité des enfants de 10 ans : 3.6 % en 1988, 12 % actuellement.
D'aprés le baromètre santé jeunes de 97/98, 13.4 % des ados sont concernés
par l'obésité : 15 % des garçons contre 11.6 % des filles. Par ailleurs,
la proportion de jeunes obèses ou de jeunes avec des problèmes de poids
présente un pic vers 12 ans.
Il est à noter que les % d'obésité en France sont différents d'une région
à l'autre : variations de 11 à 24 % selon les régions. Par exemple, les
régions Nord-Pas-de-Calais, Picardie et Haute Normandie présentent les
plus grands taux.
Les régions de l'Ouest en revanche ont les taux les plus bas.
Le niveau socio-économique y joue un rôle prépondérant car il agit à la
fois sur le comportement alimentaire et les activités physiques.